Même si une assurance prêt n’est pas un recours obligatoire, c’est une alternative essentielle afin d’indemniser les risques de non-remboursement. Les cotisations versées mensuellement auprès des organismes assureurs permettent de rembourser le capital manquant en cas de perte d’emploi, d’une invalidité ou d’un éventuel décès de l’assuré. Dans le cadre d’un investissement immobilier locatif, voici quelques informations à savoir avant de souscrire une assurance prêt.

Les garanties d’assurance obligatoires pour un crédit immobilier

Les organismes de prêt exigent certaines garanties avant d’octroyer un crédit pour financer un investissement immobilier locatif. Le contrat de crédit comporte impérativement trois garanties obligatoires :

  • Décès
  • Invalidité
  • Perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA)

En cas d’interruption des remboursements, ces garanties permettent de combler le capital restant dû sans faire appel à un héritier ou un membre de la famille. Toutefois, ces garanties doivent d’abord être confirmées par un notaire, en plus d’être publiées dans le registre de l’immobilier. Par ailleurs, des garanties complémentaires peuvent être ajoutées à celles-ci telles que l’invalidité permanente et totale (IPT), l’invalidité permanente et partielle (IPP), l’incapacité temporaire totale de travail (ITT) et la garantie de perte d’emploi.

Comment choisir son contrat d’assurance pour financer un investissement immobilier locatif ?

Il existe différents critères à considérer pour choisir un contrat d’assurance conforme à sa situation et à son projet immobilier locatif. Le premier est le niveau de couverture compatible à la capacité d’emprunt. Il est possible d’opter pour une indemnisation à responsabilité civile jusqu’à une plus complète. Nombreuses sont les garanties à pouvoir choisir pour assurer son investissement immobilier locatif :

  • la garantie dégradation immobilière
  • la garantie des loyers impayés
  • les frais contentieux
  • la protection juridique

Il faut retenir que les primes d’assurance peuvent être déduites des revenus locatifs perçus à partir du troisième mois des loyers impayés, notamment pour une fiscalité à régime réelle. Une raison pour laquelle il faut prendre en compte le régime d’imposition.

Comment faire pour la souscription ?

Afin de souscrire une assurance pour son projet immobilier locatif, il faut commencer par trouver une compagnie, une agence immobilière ou une banque qui propose l’offre adéquate. Pour cela, l’avis d’un courtier en ligne peut s’avérer très intéressant. Ensuite, l’assuré doit fournir les documents nécessaires (pièces d’identité, justificatif de domiciliation, avis d’imposition, bulletin de salaire, etc.) pour normaliser la demande d’assurance. Enfin, il ne reste plus qu’à signer le contrat.

Il faut bien se renseigner avant de s’engager dans l’accord. La plupart des assureurs exigent la gestion locative du bien pendant la durée de la clause. Les mensualités varient entre 5 à 10 % des loyers perçus. Il est aussi possible de signer un contrat d’assurance en concubinage ou en groupe en fonction de la situation.